Attention danger !

5 juin 2008

            Comment ne pas revenir sur un fait d’actualité brulant ces derniers temps à savoir la nullité de mariage prononcé par le Tribunal de Grande Instance de Lille. Ce dernier appuyant sa décision sur l’article 180 qui dispose (et non pas stipule comme cela été dit sur M6 dans un reportage de l’émission de Marc Olivier Fogiel) :

 » Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux époux, ou de l’un d’eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le consentement n’a pas été libre, ou par le ministère public. L’exercice d’une contrainte sur les époux ou l’un d’eux, y compris par crainte révérencielle envers un ascendant, constitue un cas de nullité du mariage. S’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage. »

Et avec çà qu’est qu’on fait ?

Et bien on essaye de délimiter les qualités essentielles. Le problème c’est qu’il s’agit d’une notion pour le moins subjective. Et ce qui est essentiel pour vous ne l’est peut être pas pour moi. A chacun de fixer son petit jardin. Seulement voilà, la virginité n’est pas, pour beaucoup de français (et j’en fais partie), une qualité essentielle ! Oui mais a-t-on le droit de constituer en France : une pensée unique de ce qui serait bien, de ce qui serait mal. N’est ce pas enlever une part à l’individu de se fixer sa propope vision et de se forger ses propres idées. N’est ce pas lui supprimer une partie de sa liberté ?

Si le mariage représentait pour ce homme la nécéssité absolue que sa femme soit vierge ! Alors oui il y a eu erreur sur les qualités essentielles de la personne !! Et la femme le reconnait en acceptant sous la forme d’un aveu (preuve parfaite en droit), elle savait donc ce que cela représentait pour son mari.

On peut mettre en avant une soit disant  »morale » dans cette affaire mais qu’on fasse un véritable amalgame entre les convictions d’une partie de la population qui revendique légitimement la liberté sexuelle de la femme et la loi ; lorsque l’on attend des politiques parler de « régression du droit » : J’ai peur !

Peur parce que la justice se sent oppresée par l’opinion du peuple et le drame dans tout cela c’est que bientôt ce seront les médias et les politiques qui feront notre jurisprudence puisque la justice n’aura plus d’indépendance et ceci même lorsqu’elle fait légale application d’un article du code civil !

Deux jours à tuer et 1h30 de plaisir

29 mai 2008

DEUX JOURS A TUER

Je vous ai délaissé et j’ai eu tort…Le temps qui passe et qui s’écoule parfois aussi vite qu’un torrent m’a empeché de vous écrire.

Je vous avez donc quitté avec le film Paris et me revoilà avec un autre film : le dernier Jean Becker : Deux jours à tuer. En trois mots, je serai simple, court et par la même occasion très fidèle à ma pensée »attention petit bijou » ! Et ceci afin d’attirer vos regards sur l’interprétation magistrale de Dupontel ainsi que celle de cette actrice magnifique qu’est Marie José Croze. Il y a, dans ce film, comme des petits trésors, à savoir des scènes magiques qu’on savoure sur le moment et qui ne sont pas loin de devenir des petites madeleines au pays des souvenirs. Et si les critiques n’aiment pas…c’est que parfois devant le talent, on reste tellement stupide qu’on croit à l’ecroquerie !

Mais là vous n’avez aucun risque car ce film est un chef d’oeuvre d’émotions authentiques !

Alors bon film et A très bientôt !

Paris : parfums de vie…

1 mars 2008

PARIS    

         Il y a des films qui respirent le printemps et forcément en plein hiver on les savoure d’autant plus. Le dernier Klapisch en est l’illustration parfaite. L’histoire ? On ne peut pas vraiment la résumer et même la bande annonce a tout les mal du monde (d’ailleurs éviter de la voir avant).

On peut juste dire qu’il s’agit d’un film sur le cœur dans tous les sens du terme : le cœur de Paris, le cœur d’un Romain Duris s’essoufflant trop vite, le cœur de Juliette Binoche en manque d’inspiration, le cœur d’un Fabrice Luchini retrouvant une nouvelle jeunesse dans l’amour…

Ainsi va la vie de personnages en personnages dont on suit quelque bribes de vies : de la boulangerie au marché, de la fac au café…Des quantités de lieux et leurs personnalités.  Alors trop d’histoires ? Je ne crois pas ! Ce film nous montre au contraire que dans Paris (comme dans toutes les villes) : il y a toutes sortes de personnes qui se croisent aux ambitions totalement opposées comme ce professeur blasé de Paris à l’opposé de ce jeune immigré souhaitant à tout pris découvrir la ville « carte postale ».

Oui la vie c’est aussi ça…des parfums de vie et quelques fois il est bon s’élever un peu plus haut car même si j’ai aimé m’arrêter sur un air de famille ou savourer les délicieuses péripéties d’une auberge espagnole. Parfois j’ai envie de m’enivrer de ces films « choral » aux allures lelouchien et aux milles odeurs qui nous rappellent qu’à côté de notre « petite vie » plein d’événements se passent et pas les moindre. La vie est si riche qu’elle mérite vraiment que l’on s’élève, que l’on s’intéresse à d’autres destins en dehors que le sien.

Il ne vous reste donc plus qu’une chose à faire : Plonger au cœur de ce film d’étincelles d’interprétation comme Romain Duris (le malade qui comprend le prix de la vie) Fabrice Luchini (l’homme sensible) François Cluzet (le frère « normal »), Karin Viard (la boulangère vieille France), Albert Dupontel (le timide amoureux) ou encore Mélanie Laurent (l’étudiante séduisante) sans oublier le petit bijou de ce film…Juliette Binoche qui nous prouve une nouvelle fois qu’elle est vraiment exceptionnelle… C’est simple : elle ne joue pas…Elle vit ses rôle, du film Bleu au Patient anglais pour lequel elle a tout de même obtenu l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle (Et plaire aux américains ce n’est pas rien) : elle nous éblouit par son naturel et sa grâce.

A ce propos en parlant d’Oscar…le meilleur pour la fin comme une cerise sur le gâteau : Félicitations à notre nouvelle petite fierté française Marion Cotillard qui a su trouver sa place dans la cité des anges…à la foi si belle et si méritée !

Le cinéma français ne s’est jamais aussi bien porté ! La vie en rose non plus !!!

Mefiez vous de la rumeur !

27 janvier 2008

        Carla enceinte ? Carla en Inde ?  Internet voue une admiration totale pour la vie privée du Président. Il faut dire que tout à commencer comme un conte à disney et tout le monde veut dévoiler en avant première la fin de l’histoire à savoir : ” Ils se marièrent heureux et eurent beaucoup d’enfants”. Alors si carla et nicolas pouvaient se dépêcher de se marier et d’avoir des bébés car certains français semblent pressés devant ces feux de l’amour. La solution miracle pour atténuer l’impatience : les rumeurs. 

Et internet semble être le royaume où les rumeurs sont reines ! Alors très vite un bruit mal fondé est lancé…que tout le monde croit à la vérité. Il y a une citation que je déteste ” Il n’y a pas de fumée sans feux ” Et bien c’est faux archi faux il y a bel et bien beaucoup plus de fumée que de feux dans notre société ! Pourquoi ? 

Parce que le mensonge existe et que l’affabulation est parfois trop facile. Parce que l’imagination des hommes est dangereuse lorsqu’elle transforme les désirs des uns pour les réalités des autres. 

Alors vous allez me dire qu’en parlant de carla et nicolas on aborde des petites rumeurs sans grandes conséquences. Et pourtant on ne se méfie pas assez de ce genre de petits détails qui additionnées entre eux : peuvent constituer une véritable tromperie. PIRE ! Que dire des rumeurs bien plus lourdes de conséquences dans le monde de la justice : un véritable fléau ! La recherche de la vérité anéantie par une rumeur ! Comment peut on dire qu’il n’y a pas de fumée sans feux lorsque l’on regarde l’affaire d’outreau. Et de ce véritable fiasco n’est ce pas la folle fumée de rumeurs qui a provoqué le feu du drame ? 

Ah comme Voltaire nous mettait en garde lorsqu’il nous disait ” Huit rumeurs qui ne sont que l’écho d’un bruit mal fondé peuvent devenir une preuve” Attention danger – Nous voilà prévenus ! 

Faut-il croire Kadhafi et ainsi renouer avec la Libye ?

11 décembre 2007

Kadhafi à Paris          

« C’est la Libye de demain qui nous intéresse dans cette visite du colonel Kadhafi ce n’est pas la Libye d’hier qui est entièrement condamnable et donc je n’oublie ni les victimes ni la proportion au prosélytisme »

Voilà par ces quelques mots sur France Inter lundi matin Bernard Kouchner a presque résumé ma pensée de cette venue controversée du chef de l’Etat Libyen. Alors j’entends les voies se lever et me souffler d’autres mots plus virulents et illustrations plus provocantes pour commenter cette visite officielle. 

Je crois que derrière la raison économique de sa venue (évidemment la France actuellement pouvait difficilement se passer de ces contrats signés), il y a bien entendu un soupçon de diplomatie : les infirmières bulgares ont été libéré…A quel prix ?…On ne le saura peut-être jamais…fruit du mystère des négociations diplomatiques.

Alors lorsque l’on me cache la vérité j’essaye de me l’imaginer…Le prix d’une réconciliation sûrement traduite par une invitation à Paris où Kadhafi verra tous ses caprices assouvis comme le souligne l’expression du quotidien le Monde « Le grand théâtre Kadhafi vient planter sa tente à Paris. Exotisme et numéro d’acteur garantis ».

Mais ce n’est pas tout, les envies fantasques de l’homme ne doivent pas faire disparaître pour autant la réalité qui suit : Kadhafi a changé…Souvenez-vous…Le président entame des négociations diplomatiques, pendant toute l’année 2003, entre responsables libyens, britanniques et américains, et annonce en décembre de la même année qu’il renonce officiellement à son programme d’armes de destruction massive. Enfin, en mars 2004, il signe le protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire.

« Que dirions-nous aujourd’hui aux dirigeants iraniens si nous ne tendions pas la main au dirigeant libyen qui a choisi lui-même de tourner le dos à l’arme nucléaire et au terrorisme ? » déclarait notre chef de l’État.

Voilà le témoignage d’un geste politique fort et qui pour ma part sera très efficace si cette venue peut devenir l’arme incontournable de dissuasion de l’épineuse équation à deux inconnues danger/bombe atomique. Il aurait été scandaleux de recevoir Kadhafi il y a cinq ans mais les temps ont changé et les mentalités doivent évoluer ! Car lorsqu’un homme fait des efforts pour une certaine renaissance il faut l’aider ! Et ne pas le laisser seul, en autarcie, dans l’indifférence la plus totale où il saura pertinemment retrouver sa haine et les vieux démons du passé. A Noter que Kadhafi est également attendu le 17 décembre en Espagne où il sera reçu par le chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. La France n’est donc pas le seul Etat européen à lui tendre la main.

Alors à tous les opposants je répondrai que nul doute que l’homme est critiquable en raison de son passé à la fois intolérable et condamnable, mais qui peut juger de l’avenir ?

Les premiers pas qui ont été fait semblent signifier qu’il faut laisser un peu de temps pour se faire une nouvelle opinion.

Patience pour laisser à ce pays une nouvelle chance pour que son guide (Officiellement, Kadhafi est désigné comme le Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste) puisse trouver les ressources nécessaires et accompagner son peuple vers la lumière des droits de l’homme !

Patience pour trouver peut-ëtre la même sagesse que Reporters sans frontières (RSF) qui juge la visite en France du leader libyen Mouammar Kadhafi « pas illégitime », mais estime qu’elle doit être « l’occasion de l’interpeller » sur les droits de l’Homme.

Savoir Interpeller mais ne pas s’indigner, faire preuve d’un minimum de clairvoyance plutôt que de formuler des propos sous le signe de la violence car lorsque l’on plante les premières graines, il faut attendre un peu avant de voire éclore les roses et pouvoir les cueillir avec diplomatie sans toucher les épines.

Un exemple de courage ou lorsque du plus profond du desespoir peut rejaillir la foi !

8 décembre 2007

          Il y a des histoires qui peuvent traverser le temps, la mode et les moeurs, des histoires qui se répètent, des histoires qui ont des symboles si forts qu’on est toujours amené à les croiser à un moment ou à un autre de sa vie. 

Parmi ces histoires, il y a la chèvre de Monsieur Seguin et tout le monde s’en souvient ! Cette petite blanquette qui va tenir tête à son maître et préférer découvrir le danger d’une liberté très vite arrêtée par sa confrontation avec le loup. 

 25 novembre 2007…La chèvre avait pour nom Anne Lorraine Schmitt et le loup était un délinquant sexuel récidiviste. Seulement à la différence du conte de Alphonse Daudet, c’est que dans l’atroce réalité, Anne Lorraine avait désobéi à personne ! Elle avait juste pour ambition de voir ses parents, ses frères et soeurs, un dimanche en famille rien de plus normal… « Elle était pleine d’humour et dotée d’un fichu caractère » comme le soulignait son père, le colonel Philippe Schmitt.  Cette intellectuelle très cultivée, future journaliste et poussée par une foi sans limites, a donc pris le RER B, un dimanche matin, un moment où tous les parents devraient pouvoir sentir leur enfants en sécurité…c’est vrai ce n’est pas en pleine semaine un soir vers 2heures du matin. 

Le seul problème c’est que dans la rame du transport en commun, il y avait personne…Enfin personne pour l’aider bien entendu…alors elle était seule comme une proie d’autant plus facile pour son agresseur, seule comme la chèvre de Monsieur Seguin. Elle aurait eu beau crier…personne pour l’entendre…en vain…Que lui reste-t-il ? Sa foi si forte qui va la pousser jusqu’au courage de se battre alors que le loup très costaud mesure 1m80. 

Et puis la fin de l’histoire tout le monde la connaît, le loup s’énerve et sort ses crocs (son couteau) pour achever sa victime de deux coups profonds qui toucheront ses poumons et puis un troisième mortel qui atteindra son coeur. Voilà les faits…ou plutôt la folie d’un monde, l’horreur, l’inacceptable…Tout ce qui donne envie de vomir et de sombrer dans la haine, la peur et le dégoût ! Mais de ce cocktail très ou trop dangereux, il ne faut pas se laisser abreuver et c’est pour cette raison que j’ai aimé ces mots si délicats et si beaux de l’homélie du père Janssens lors de ses obsèques : « Qu’il nous faudra non seulement nous remettre de sa mort, mais encore nous prémunir contre un autre danger, moins violent mais plus pernicieux : celui de la rancune qui se légitimerait et qui distillerait dans nos coeurs un venin funeste. » 

Alors aujourd’hui, j’ai envie de penser à la famille de la victime. Oui… comment ne pas compatir et je  voudrais lui dire que si la tristesse pouvait se dissiper lorsqu’on la partage, je serai le premier à la soulager. 

Puis j’ai réfléchi et j’ai compris qu’il fallait mieux  retenir ses larmes et ériger Anne Lorraine au rang d’exemple et d’idéal pour la jeunesse comme l’a fait notre Président de la République :  » Ce qui est le plus important, ce que je voudrais que vous gardiez le plus au fond de votre coeur, c’est l’exceptionnel courage dont elle a fait preuve. Il en faut un immense courage pour affronter un agresseur qui vous menace avec une arme. Il n’y a pas de courage quand il n’y a pas de peur. Anne-Lorraine a évidemment eu peur. Elle s’est battue, elle a dit non, elle n’a pas baisser les yeux,  elle a pris le couteau à pleines mains pour tenter de l’écarter. C’est un témoignage exemplaire, et une grande leçon pour chacun d’entre nous » 

J’aimerai d’autre part avoir une pensée pour la famille de cet homme parti dans sa folie et ses pulsions afin de la soutenir elle aussi, car que cela doit être dur de ne pas arriver à accepter l’inacceptable.  Je fais parti de ces gens qui pensent que tous les hommes naissent bons et que c’est notre environnement, notre éducation et nos expériences qui forgent notre personnalité mais alors que s’est-il passé ? Comment a-t-il pu devenir ce qu’il est devenu et commettre l’irréparable !?! (Ah…Lourd travail de l’avocat chargé de le défendre !)  Enfin…voilà mon premier billet d’humeur se referme et il n’était pas très joyeux pour un premier rendez-vous mais il me semblait indispensable de revenir sur cet événement, de remettre les points sur les i et de terminer par la réflexion suivante sur la vie : 

Comprenez que s’il s’agit là du bien le plus précieux que vous puissiez avoir, il est aussi le plus fragile ! Oui aléas de la vie qui parfois ne tient qu’à un fil ! 

Bienvenue !

8 décembre 2007

 » Et par le pouvoir d’un mot, je recommence ma vie, je suis né pour te connaître. Pour te nommer LIBERTE »

Et comme pour remercier Paul Eluard de son si beau poème, je rajouterai tout simplement que je chanterai ta gloire liberté d’expression. Je ne vanterai jamais assez tous les mérites et toutes les richesses que peuvent offrir un blog.

Quelle joie de pouvoir exprimer librement ses opinions.

Quel bonheur de pouvoir défendre avec conviction ses prises de positions.

et surtout

Quelle extase de pouvoir partager avec vous quelques belles émotions.

 Ah mes amis…Que c’est beau d’écrire, rédiger, composer, argumenter, avec ces petits bijoux que sont les mots ou expressions. Et même si je n’entends pas devenir joaillier, je formule l’espoir de vous faire évader quand il le faudra, de vous faire réagir quand la nécessité l’exigera, mais de toujours essayer de jouer avec vos émotions…de vous faire rire parfois, de vous faire sourire souvent…Bref tout ce qui ne rend pas indifférent.

Car je reste persuadé que la vie demeure insupportable lorsqu’elle habite l’indifférence !

Alors s’il vous plait, si je n’ai qu’un seul souhait aujourdh’ui, c’est le suivant : Réagissez !